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samedi 10 mai 2008

Analyses...

Mmmm... pas content le minou: se faire raser la patte, piquer... tout ça pourquoi! Il ne le sait pas mais il a peut-être une leucémie et Delfino désire vérifier. Une chance, Rosselly était là ce matin pour tenir le petit félin... Que ferait Delfino sans ses volontaires? Il le sait, et vous en parlera bientôt plus longuement...

No contento el gatito: ¡ El Doc le afeita la pata, le pincha y le toma sangre.. . todo esto por qué! No lo sabe sino tiene posiblemente una leucemia y Delfino desea verificar. Una suerte, Rosselly era allí esta mañana para tener el pequeño felino... ¿ Que haría Delfino sin sus voluntarios? Lo sabe, y le hablará de eso pronto más largamente...






samedi 5 janvier 2008

On dit que la nuit, tous les chats sont gris...


















Ils l’attendent. Avec l’infinie patience des chats. Ils savent qu’elle va venir, la nuit est tombée depuis un moment déjà.

Elle sait qu’ils l’attendent. Et pour rien au monde elle ne raterait le rendez-vous. Il est 10h du soir et Lupita ferme sa boutique d’objets artisanaux sur la rue Hidalgo pour aller à la rencontre de ses protégés…

Premier arrêt : un coin de rue plus loin, un terrain vague à côté d’une pharmacie. Le temps de sortir ses petits plats, une dizaine de chats autour d’elle dégustent avec appétit leur seul repas de la journée.

La scène se répétera un coin de rue plus loin, et aussi près de la Casa de la Cultura.

En retournant chez elle, Lupita fera encore deux ou trois arrêts.
Au total, elle distribuera nourriture et parfois câlins – à ceux qui se laisseront approcher - à une centaine de minous.
Les protégés de Lupita vivent dans la rue, petits clochards qui, sans elle, vivraient encore plus mal…

Quand elle le peut, elle les attrape pour les faire stériliser par Delfino. Les plus âgés retourneront à la rue après leur passage à la Clinica de Chipie, les plus petits seront offerts en adoption. Certains s’en iront vivre au Canada ou aux Etats-Unis – et parfois même encore plus loin, d’autres trouveront maison sur l’île, comme Mika, un des nombreux chats de Josefina ou Café et Réglisse, deux de mes minous.

Peu de gens ici pour les adopter et reconnaître leur utilité (comme dit mon amie Josefina, laissons l’île sans chats pendant une journée, et vous allez voir apparaître rats et souris en nombre !) alors Lupita qui les aime, s’est donné pour mission d’améliorer leur niveau de vie. Et tous les jours sans exception, elle fait sa tournée à travers les rues de l’île.


La nuit, tous les chats sont gris… ? Non, pas tous…

Pour avoir accompagné Lupita, je peux vous confirmer qu’à Isla Mujeres ils sont de toutes les couleurs !











samedi 29 décembre 2007

Un samedi comme les autres à la Clinica de Chipie








Des pattes cassées à réparer - ce petit minou pourra à nouveau se livrer à ses jeux préférés dans deux semaines, après que Delfino lui aura enlevé son plâtre - un chien empoisonné, dernier d’une longue série, de déchirantes décisions à prendre,









une visite dans un bidonville.









une petite chienne heureuse de retrouver sa famille après quelques jours en observation...

C'est une journée comme les autres pour Delfino et son équipe…








Roselly , Delfino, Lorena

Je suis tellement désolée d’avoir à vous l’annoncer : Minou nous a quittés ce matin, sans savoir qu’il avait trouvé le beau prénom de Caramel, victime d’une rhinotrachéite qui l’a foudroyé en quelques heures. Il était encore trop petit pour être vacciné, et il était aussi trop fragile pour résister au virus. Trop faible, trop malade : Delfino a choisi, le cœur gros, d’abréger ses souffrances …
C’est une réalité à accepter : il y a trop de chatons, leurs mères souffrent de malnutrition dans bien des cas, il y a trop de maladies dont ils ne peuvent guérir car leur système immunitaire est trop faible – la plupart ne reçoivent le lait maternel que pendant trop peu de temps, avec toutes les conséquences que vous pouvez imaginer… sans compter que la vaccination n’est pas encore très courante, malgré les efforts de Delfino.

Pour tenter d’enrayer le problème, il stérilise tous les chats et chiens qu’on lui apporte, le plus souvent à ses frais. C’est un travail de longue haleine, mais on commence à voir des résultats.

Il faut que je vous dise : ici, pas de SPCA ou équivalent, encore beaucoup de pauvreté et d’ignorance ; Delfino est le seul vétérinaire de l’île qui a pour but d’améliorer la qualité de vie des animaux, et aussi et surtout de leurs maîtres. Même que c’est plus qu’un but, c’est une passion !

Quand je vous disais que ce n’est pas facile tout le temps…

Note : les photos de ce billet sont signées par ma fille, Émilie Dubuisson, qui passe une partie de ses vacances à aider Delfino…