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mardi 6 mai 2008

La double vie du Doc.

Double vie? Non, ne vous inquiétez pas, Delfino, la nuit venue, ne se transforme pas en Mr. Hyde, ni non plus en vampire ou en loup garou. Qu'alliez vous croire!
Alors, une double vie le Doc? oui... car le samedi soir, parfois, Delfino change son costume de vétérinaire pour celui de musicien et s'en va jouer au bar Ôm en compagnie de ses amis.
Spécialiste de la musique préhispanique, il joint ses percussions au jazz assez moderne, merci, de Chucho... un sacré mélange! On ne s'en lasse pas...






¿ Doble vida? No, no se preocupe, Delfino, la noche venida, no se transforma en Mr Hyde, ni tampoco en vampiro o en lobo garou. ¡ Que iba a creer ! ¿ Entonces, una vida doble el Doc? Sí porque el sábado por la noche, a veces, Delfino cambia su traje de veterinario para el del músico y se va a tocar al bar Ôm en compañía de sus amigos. Especialista de la música prehispánica, junta sus percusiones al jazz bastante moderno, gracias, de Chucho... ¡ Una mezcla increíble! No nos cansamos de eso...

En direct des iles

jeudi 24 avril 2008

Urgencia

Le taxi roulait-il trop vite? Le toutou a-t-il été distrait?
Je dois dire que jamais, depuis que je vis ici, je n'ai vu un taxi freiner pour un animal (sauf si je suis passagère...). Triste réalité. Voilà comment on se retrouve piteux, la patte brisée.



Un appel à Delfino, service "ambulance" - en scooter s'il vous plaît - et voilà notre blessé rendu à la Clinica de Chipie pour se faire poser un plâtre.







Quelques jours d'immobilité relative et notre chien retrouvera ses habitudes. En espérant qu'il sera, à l'avenir, plus méfiant quand un chauffard se présentera sur son chemin!


¿ El taxi rodaba demasiado rápidamente? ¿ El perro ha sido distraído?
Debo decir que jamás, desde que vi aquí, vi un taxi frenar para un animal (excepto si soy pasajera). Realidad triste.
He aquí cómo se encuentra lastimoso, la pata quebrantada.
Una llamada a Delfino, servicio "ambulancia" - en scooter por favor - y he aquí nuestro herido rendido a Clinica de Chipie para hacerse poner un yeso.
Algunos días de inmovilidad relativa y nuestro perro recobrará sus costumbres. ¡ Esperando que será más desconfiado, de ahora en adelante, cuando un chófer malo se presentará sobre su camino!


En direct des iles

note: les photos sont signées Laurie Wathelet

mardi 22 avril 2008

La joie d'être en santé




Semaine chargée pour Delfino que celle de la vaccination antirabique offerte aux chats et aux chiens d'Isla Mujeres: la salle d'attente était pleine, et toutous et minous sortaient fièrement de la clinique, arbhorant de beaux colliers orange signifiant qu'ils étaient désormais protégés contre la rage... disons que celui-ci n'avait guère envie qu'on lui serre le sien, de collier! Mais il s'est gentiment laissé photographier...



Tiempo bien occupado para Delfino que la semana de la vacunación antirrábica ofrecido a los gatos y a los perros de Isla Mujeres: ¡ la sala de espera estaba plena, y perritos y gatitos salían orgullosamente de la clínica, con collares anaranjados que significaba que fueron protegidos en lo sucesivo contra la rabia - digamos que éste apenas tenía ganas que se le aprieta el suyo, de collar! Pero amablemente se dejó fotografiar.

lundi 14 avril 2008

Rendez-vous insolites

Chiens et chats constituent la clientèle majoritaire de la Clinica de Chipie.
Toutefois, Delfino y reçoit parfois des clients plus insolites, tels ce pélican qui avait avalé un objet inadéquat et nécessitait un nettoyage de jabot (il a depuis repris ses planantes activités) ...



ou ce petit perroquet qui souffrait de conjonctivite. ..

mardi 4 mars 2008

Un problema encuentra su solución / Un problème trouve sa solution...




J'ai reçu aujourd'hui ce texte et ces photos de Delfino. Une traduction en français suit le texte en espagnol...


Lectores, lectoras… bien que desde ya hace mucho tiempo que no escribo, es debido al trabajo que hemos tenido en la clínica.

Ahora trato de que la comunidad de esta isla, entienda que un control humano y científico de la sobrepoblación de gatos, es su esterilización y así estoy involucrando a centros de recreación turística para evitar el envenenamiento de los gatos, así como a los restaurantes y organizaciones no gubernamentales para que entiendan todo esto… primero, al tener muchos gatos callejeros, estos son casi todos salvajes y por tanto su acercamiento para su solución, es bien diferente a la problemática de los perros, debido precisamente al estado salvaje de los gatos, el 95% de los gatos de esta isla no tienen dueños so callejeros, salvajes … por tanto he estado convenciendo a la personas para que ayuden a atrapar con nuestras trampas a gatos callejeros y convencerlos además de que el sistema de atrapar, esterilizar y soltar a los gatos en la misma zona, tiene muchas ventajas para todos, y las personas están colaborando!!!! Gracias a la información…

Y les digo ahora, que después de un ano, hemos esterilizado en la clínica a 200 gatos !!! Entre hembras y machos…

COMO SE REALIZA ESTE TRABAJO?? …. Al ser atrapados los animales, son conducidos a la clínica en donde se les da une repose de 12 horas antes de esterilizarlos; para su esterilización, utilizamos la técnica quirúrgica de un hospital, posteriormente si es un macho 24 después se dejan libres, si es una hembra, 72 horas se le libera, si ha sido una hembra gestante, 5 días después.

Les anexo fotos del método quirúrgico que se utiliza.

Deben saber entonces, que es un gran trabajo que hacemos y que requiere de personal de ayuda, muy valiosa y claro esta, de ayuda económica que felizmente tenemos de parte de personas que nos quieren ayudar, no es todo suficiente, pero nos ayuda el resto, la clínica lo da.

Es por esta razón que las ultimas tres semanas han sido un gran trabajo pues ahora muchas personas se interesan en el trabajo de esterilización de gatos en nuestra clínica.

Y todo esto, paralelo al trabajo de clínica medica que hacemos pues con el trabajo privado de la clínica nosotros mismos podemos seguir ayudando a pesor que somos una empresa privada.

Aprovecho para dar las gracias a todas las personas que nos han ayudado.

Esta es entonces la razón de no haber escrito antes en nuestro blog…

Nos escribiremos entonces más en otro día…

Los gatos les serán agradecidos infinitamente…, miau, miau, miau…

Las fotos que envió fueron tomadas por el fotógrafo VICTOR DIAZ LAMICH, reconocido profesionalmente internacionalmente y en la provincia de Québec, Canadá.

Dr. Guevara

Que nous conte Delfino ?

Lecteurs, lectrices…

Voici un bon moment que je n’ai rien écrit ici – nous avons eu tellement de travail à la clinique !

Pour le moment, je suis très occupé car j’essaye de faire accepter à la communauté de l’île que la façon humaine et scientifique de contrôler la surpopulation féline passe par la stérilisation et non par des solutions comme l’empoisonnement. Pour éviter que continuent ces empoisonnements des chats de la rue, j’essaye d’impliquer dans la solution autant ceux qui oeuvrent dans le domaine touristique - hôtels, restaurants, que les organisations non gouvernementales.

La problématique des chats errants est différente de celle des chiens :actuellement, 95% des minous de l’île n’ont pas de maison et sont donc sauvages… la solution: les attraper, les stériliser et les ramener là où ils ont été capturés.

Et c'est pourquoi je convaincs les gens de nous aider à capturer ces chats de la rue à l’aide de nos trappes en plus de leur démontrer que le système d'attraper, stériliser et relâcher les chats dans la même zone, a beaucoup d'avantages pour tous, et les gens collaborent!!!!

Je vous dirai qu’au cours de la dernière année, nous avons stérilisé plus de 200 chats et chattes.

Comment se passe ce travail ?

Une fois capturés, les chats sont amenés à la clinique. Ils seront stérilisés après un repos de 12 heures.

Les stérilisations sont chirurgicales. Les matous retrouveront la rue au bout de 24 heures tandis que les chattes resteront deux jours à la clinique (5 jours pour celles qui étaient gestantes).

Vous vous imaginez bien que c’est tout un travail que nous faisons et que nous avons besoin de volontaires pour nous aider, ainsi que d’un support financier. Heureusement, même si ce n’est pas encore suffisant et que c’est la clinique qui couvre la différence, nous avons du monde qui nous soutient.

De plus en plus de gens s’intéressent au travail que nous réalisons à la clinique en terme de stérilisation, en plus du travail régulier de la clinique.

Je vous en dirai plus dans d’autres billets.

Merci à tous ceux qui nous aident.

Les chats eux aussi vous remercient infiniment – miaou,miaou, miaou…

Les photos qui accompagnent ce billet sont signées VICTOR DIAZ LAMICH, connu au Québec et à travers le monde.

Dr. Guevara





















jeudi 10 janvier 2008

Los Invasores, Isla Mujeres












Ce ramassis de cabanes construites avec les moyens du bord, face à la mer, m’a longtemps intriguée, mais jamais je n’avais osé m’y arrêter.

J’en connaissais un peu l’histoire par les journaux locaux, qui en parlaient sporadiquement.

L’autre semaine, Delfino, qui va y faire son tour régulièrement et soigne les animaux de son mieux, y a emmené ma fille, qui profitait de son séjour pour lui donner un coup de main. Elle y a pris quelques photos et m’a conté y avoir vu des choses très tristes.

Le lendemain, j’en parlais avec une de mes amies qui a été assez gentille que pour me donner des détails, en plus de m’y emmener.

Alors, voilà l’histoire :

Cette colonia existe depuis environ un an et demi et est connue sous le nom de « Los Invasores » (les envahisseurs), même si ses habitants l’ont mise sous la protection de la Vierge de la Guadalupe, parce qu’en fait, elle s’est construite illégalement sur un terrain qui appartiendrait à des investisseurs étrangers – je n’ai pu me faire confirmer le fait.

Elle est « gérée » par un homme surnommé El Mucaro, qui tente d’obtenir la légalisation des terrains. Pour avoir le droit de vivre aux « Invasores », une famille doit lui verser 1000 pesos (environ 100.00$ canadiens). Ensuite, il y a un frais de 50 pesos par semaine pour le ramassage des ordures ; de plus toutes les familles se doivent de participer aux frais d’avocats et de déplacement d’El Mucaro lorsque celui-ci s’en va à Chetumal défendre les droits des habitants du lieu.

Comment vit-on aux « invasores » ?

Disons que côté hygiène, c’est pour le moins assez désastreux : pas d’eau courante ni d’électricité. La colonia compte quelques puits, certaines des cabanes ont des génératrices, la télévision, et un confort relatif, comme un plancher. D’autres par contre … sol de terre battue, et je vous passe le reste. Et je vous laisse deviner pour les toilettes…

Il faut ajouter que personne n’a envie d’investir beaucoup d’argent sur ces cabanes, car si les terrains ne sont pas légalisés, tout le monde devra s’en aller…

Humains et animaux cohabitent avec bon nombre de parasites et de maladies - certains chiens sont très malades, mais leurs propriétaires ne veulent pas les faire endormir. Et pourtant, ils sont porteurs de microbes qui peuvent affecter les enfants qui vivent près d’eux …

Delfino a rencontré là-bas de possibles cas de leptospirose, maladie du ver du cœur, tiques, puces et autres. Sans compter les cas de fièvre dengue et aussi de malnutrition.

Une petite épicerie a fait son apparition depuis quelque temps, ce qui évite aux habitants de devoir se rendre à Centro pour faire leurs achats. Tout au moins ceux qui vivent là en permanence.

Mais qui donc va aller vivre dans des conditions pareilles, et pourquoi ?

Depuis quelques années, en fait depuis l’apparition d’internet, l’île est de plus en plus connue et de ce fait, y débarquent de nombreux visiteurs venus de partout, attirés par la mer, les paysages, la tranquillité de ces quelques kilomètres carrés situés à 11kms de la côte...

L’économie locale, autrefois basée sur la pêche, est désormais de plus en plus dépendante de cette industrie nommée tourisme laquelle, comme toute activité humaine, a ses bons et ses mauvais côtés. On pourrait en discuter longuement, mais là n’est pas le but de ce billet.

En peu de temps, on a vu apparaître de nouveaux hôtels, des immeubles de condominiums situés directement sur la plage (avec pour conséquence que ladite plage a quasiment disparu, merci les changements de courants et de direction des vents), et aussi des maisons privées luxueuses, situées pas loin des très modestes demeures des habitants de l’île…

Lesquels commencent à s’inquiéter de la montée parfois vertigineuse du prix des terrains et des maisons. Certes, ils peuvent maintenant tirer un bon prix de leurs maisons, mais ensuite où aller ? Et quand les enfants vont grandir, où les installer ? … d’où l’apparition de ce développement sauvage, résultat d’un mélange d’inquiétude et de cupidité.

Toutes sortes de gens sont venus occuper un bout de terrain aux « Invasores » : certains possèdent déjà une ou des maisons, mais veulent plus de terrains pour pouvoir y installer leurs enfants devenus adultes - ou pour les vendre cher aux étrangers, principalement états-uniens, qui veulent se construire une maison face à la mer. Ils viennent passer tout ou partie de la journée dans la colonia, avant de regagner leur « vraie » maison pour la nuit. Le tout est d’assurer une présence pour obtenir plus tard le terrain légalisé.

D’autres y demeurent parce qu’ils n’ont plus rien ou pas grand-chose, et que ça ne coûte pas cher de vivre aux « Invasores » … Ceux-là y vivent tout le temps, dans des cabanes au sol de terre battue, sans le moindre confort.

Le gouvernement local laisse faire. Pourquoi ? Bonne question.

S’il s’agit d’une occupation illégale, il faut expulser les envahisseurs. Mais il paraîtrait que les propriétaires du terrain ne seraient pas prêts à assumer les coûts . Cette information est non vérifiée.

Si par contre l’occupation des lieux est légale, pourquoi ne pas le reconnaître et amener jusque là eau, électricité et drainage afin d’améliorer les conditions de vie des habitants de la colonia ?

Reste qu’en ce moment, environ 300 familles vivent dans des conditions pour le moins douteuses, à quelques centaines de mètres de maisons « de rêve ». Tout un contraste !

En direct des îles






















Les commentaires de Delfino:

Independientemente de los cliches por justificar un acto, como científico, me baso en los hechos..., y los hechos están ahí..., fam ilias que necesitan un terreno para vivir, "invaden" terrenos para pedir que se les den un lugar donde vivir. Pero, y ahí estan otros hechos más, hacer que vivan un numero de familias en condiciones de bidonville, favela o ciudad perdida que tienen condiciones de vida dificiles, no justifica el fin que es tener un lugar donde vivir. Yo no creo tampoco que estas familias esten identificadas con el EZLN porque todas ellas o están con los partidos "oficiales" (PRI, PAN O PRD) que viven de nuestros impuestos o los apoyan.



En resumen:la pregunta que se hace en el texto frances es directa y objetiva..... ¿ por que y para que vivir en condiciones muy malas?... dos años (o casi) 300 familias aproximadamente vivien acentados en un espacio que no les corresponde o si les corresponden en ninguno de los casos el poder público no les resuelve (o tal vez no quiere)el problema, el hecho es que sin agua, sin electricidad, sin drenaje ninguna familia puede vivir asi. Yo he constatado personalmente como los habitantes de esta zona presentan problemas de salud que afectan la piel, los ojos.....y comprueba la cantidad de casos de parasitosis intestinales en niños y adultos, casos que se presentan de la misma manera en los animales por logica médica, pues todos comparten el mismo espacio y las mismas condiciones insalubres.... es triste en fin que todas las familias deban pagar además para vivir en esta miseria, para poder tener un lugar donde vivir o donde puedan vivir sus hijos. La economia ha cambiado de la pesca por el turismo, y esto no puede justificar ningún daño que se le hace a las costas de la isla para construcciones ni tampoco la cantidad de cemento y asfalto que aparecen. El desarrollo no se mide en esto, se mide en el grado de educación y de salud, segun la organización mundial de la salud. ¿entonces?..... Por lo pronto, el trabajo de medicina que se hace dentro de esta colonia, de mi parte, es alivar un poco estas pesimas condiciones con un simple consejo de salud, tanto para los habitantes como para los animales, con un dolor de corazón impotente de no podr hacer más.
dr. delfino guevara




































Ces trois photos sont une courtoisie d'Émilie Dubuisson - les autres photos de ce billet sont signées En direct des îles.
























l'épicerie des "invasores"








un des quelques puits que j'ai pu voir...











mardi 8 janvier 2008

el dia de hoy

Mucha gente en la isla tienen problemas a entender que los cuidados de sus mascotas son necesarios para que ellos mismos tengan una buena salud, debido a que comparten el mismo espacio y las mismas caracteristicas de las habitaciones. Esto lo digo porque hoy día en la clínica recibimos un perrito con cientos de garrapatas, si, cientos, no es exageracion es una realidad. Podemos imaginarnos el sufrimiento de la pobre mascota porque esta cantidad de parasitos no se obtiene en dos días como quisieron hacernos creer sus propietarios. Entonces la falta de educación para la salud. Podemos imagninarnos estos cientos de garrapatas tomando la sangre durante dias, razon por la cual les pido siempre a los propietarios que sean concientes de que tienen un ser vivo como mascota y que deben darles las atenciones necesarias y muchas veces esto tiene un costo minimo.
dr. delfino
















courte traduction:

Delfino nous raconte que malheureusement, les gens de l'île ne se rendent pas toujours compte des soins qu'il faut donner aux animaux domestiques:c'est important qu'ils aient une bonne santé, puisqu'ils partagent nos espaces... Ainsi, il a reçu aujourd'hui à la clinique un petit chien infesté de centaines de garrapatas (tiques). Ses propriétaires ont tenté de lui faire croire que cette invasion durait depuis deux jours. Deux jours! Il a fallu bien du temps pour que ces bestioles se multiplient de cette façon! Et que de souffrances pour le petit chien!
Manque d'éducation, manque d'information ... c'est pourquoi Delfino prend beaucoup de temps pour répéter sans cesse que c'est important, de bien soigner son animal ... et en plus cela ne coûte pas cher ici!

En direct des îles


samedi 5 janvier 2008

On dit que la nuit, tous les chats sont gris...


















Ils l’attendent. Avec l’infinie patience des chats. Ils savent qu’elle va venir, la nuit est tombée depuis un moment déjà.

Elle sait qu’ils l’attendent. Et pour rien au monde elle ne raterait le rendez-vous. Il est 10h du soir et Lupita ferme sa boutique d’objets artisanaux sur la rue Hidalgo pour aller à la rencontre de ses protégés…

Premier arrêt : un coin de rue plus loin, un terrain vague à côté d’une pharmacie. Le temps de sortir ses petits plats, une dizaine de chats autour d’elle dégustent avec appétit leur seul repas de la journée.

La scène se répétera un coin de rue plus loin, et aussi près de la Casa de la Cultura.

En retournant chez elle, Lupita fera encore deux ou trois arrêts.
Au total, elle distribuera nourriture et parfois câlins – à ceux qui se laisseront approcher - à une centaine de minous.
Les protégés de Lupita vivent dans la rue, petits clochards qui, sans elle, vivraient encore plus mal…

Quand elle le peut, elle les attrape pour les faire stériliser par Delfino. Les plus âgés retourneront à la rue après leur passage à la Clinica de Chipie, les plus petits seront offerts en adoption. Certains s’en iront vivre au Canada ou aux Etats-Unis – et parfois même encore plus loin, d’autres trouveront maison sur l’île, comme Mika, un des nombreux chats de Josefina ou Café et Réglisse, deux de mes minous.

Peu de gens ici pour les adopter et reconnaître leur utilité (comme dit mon amie Josefina, laissons l’île sans chats pendant une journée, et vous allez voir apparaître rats et souris en nombre !) alors Lupita qui les aime, s’est donné pour mission d’améliorer leur niveau de vie. Et tous les jours sans exception, elle fait sa tournée à travers les rues de l’île.


La nuit, tous les chats sont gris… ? Non, pas tous…

Pour avoir accompagné Lupita, je peux vous confirmer qu’à Isla Mujeres ils sont de toutes les couleurs !











samedi 29 décembre 2007

Un samedi comme les autres à la Clinica de Chipie








Des pattes cassées à réparer - ce petit minou pourra à nouveau se livrer à ses jeux préférés dans deux semaines, après que Delfino lui aura enlevé son plâtre - un chien empoisonné, dernier d’une longue série, de déchirantes décisions à prendre,









une visite dans un bidonville.









une petite chienne heureuse de retrouver sa famille après quelques jours en observation...

C'est une journée comme les autres pour Delfino et son équipe…








Roselly , Delfino, Lorena

Je suis tellement désolée d’avoir à vous l’annoncer : Minou nous a quittés ce matin, sans savoir qu’il avait trouvé le beau prénom de Caramel, victime d’une rhinotrachéite qui l’a foudroyé en quelques heures. Il était encore trop petit pour être vacciné, et il était aussi trop fragile pour résister au virus. Trop faible, trop malade : Delfino a choisi, le cœur gros, d’abréger ses souffrances …
C’est une réalité à accepter : il y a trop de chatons, leurs mères souffrent de malnutrition dans bien des cas, il y a trop de maladies dont ils ne peuvent guérir car leur système immunitaire est trop faible – la plupart ne reçoivent le lait maternel que pendant trop peu de temps, avec toutes les conséquences que vous pouvez imaginer… sans compter que la vaccination n’est pas encore très courante, malgré les efforts de Delfino.

Pour tenter d’enrayer le problème, il stérilise tous les chats et chiens qu’on lui apporte, le plus souvent à ses frais. C’est un travail de longue haleine, mais on commence à voir des résultats.

Il faut que je vous dise : ici, pas de SPCA ou équivalent, encore beaucoup de pauvreté et d’ignorance ; Delfino est le seul vétérinaire de l’île qui a pour but d’améliorer la qualité de vie des animaux, et aussi et surtout de leurs maîtres. Même que c’est plus qu’un but, c’est une passion !

Quand je vous disais que ce n’est pas facile tout le temps…

Note : les photos de ce billet sont signées par ma fille, Émilie Dubuisson, qui passe une partie de ses vacances à aider Delfino…


mercredi 26 décembre 2007

On se présente ...



Minou : Salut Delfino !

Delfino : Hola gatito

M : où sommes nous?

D : à la Clinica de Chipie.

M : tu fais quoi içi ?

D : je m’occupe de vous tous, les chats de l’Isla…

M : dis donc tu as beaucoup de travail alors, nous sommes très nombreux !

D : oui, mais c’est ma passion.

M : comment es-tu arrivé ici ?

D : oh ça, je vais laisser « En direct des îles » te le raconter…

En direct des îles : Minou, voici l’histoire, en bref :

Delfino connaissait l’île pour y être venu souvent, et un jour, il a décidé de s’y installer et d’y ouvrir une clinique.

Il faut dire que la situation des animaux était catastrophique à ce moment-là, car aucun vétérinaire ne vivait sur l’île : surpopulation, maladies et parasites de toutes sortes, il y avait du pain sur la planche !

Mais Delfino avait la passion de son métier et pas peur de relever le défi.

Depuis, la situation s’est grandement améliorée, même si beaucoup de travail reste à faire.

Tu vas voir, il va avoir beaucoup de choses à nous raconter !

M : merci pour l’histoire, En direct des îles !

M : dis-moi, Delfino, tu vas me trouver une maison ?

D : bien sûr, cela fait partie de mon travail. Et en attendant ce moment, tu vas voir ce qu’est la vie de la Clinica Chipie…



















M: qu'es-tu en train d'écrire?